Projet Les Étincelles

Projet Les Étincelles

Portrait illustré des soeurs Maribal pour le projet Les Étincelles

Le commencement des Étincelles

➔ En novembre 2024, j’avais envie de réaliser le portrait des sœurs Mirabal pour le 25 novembre.

Elles furent assassinées suite à leurs actes militants contre la dictature de Trujillo (République dominicaine) le 25 novembre 1960. Leur assassinat mit le feu poudre et déclencha la révolte du peuple qui fit tomber le dictateur. L’ONU a choisi cette date pour la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

➔ Peu de temps auparavant, j’avais lu le livre de Titiou Lecoq, Les grandes oubliées, Pourquoi l’histoire a effacé les femmes.

➔ J’ai regardé le film Marinette, biopic sur la footballeuse Marinette Pichon, que je ne connaissais pas ! Alors qu’il s’agit de l’une des meilleures buteuses du monde.

Les femmes au travers l’histoire est une thématique qui m’a toujours intéressée. Il fallait que j’en fasse quelque chose, à mon échelle.

La série d’illustrations des Étincelles

Et pourquoi pas en faire une série d’illustrations ? Je l’avais déjà fait pour les gestes écolos et ça avait fini en livre, qu’est-ce que je risquais ? ^^

Je me suis dit que j’allais faire 52 illustrations, une par semaine pendant un an. Des illustrations assez simples, une palette de couleurs réduite, un format donné. Et hop, en avant !

Le plus difficile a été de faire la liste : il y a tellement de femmes oubliées ! Certaines ont déjà été sorties de l’ombre par d’autres illustratrices, mais j’en ai aussi découvert énormément. J’ai fait la liste (je suis très méthodique !) et j’ai commencé. Parfois, j’ai adapté les noms selon mes découvertes et mes actualités.

Portrait illustré en buste d'Anna Arnold Hedgeman

Ce que j’ai vraiment réalisé en illustrant cette série, c’est que les femmes ont dû batailler bien plus que les hommes pour exercer des professions, vivre de leur art, ou même simplement faire du sport. Quels que soient les domaines, elles ont avancé avec des bâtons dans les roues.

Évidemment, les droits des femmes dans la plupart des pays ont évolué ces derniers temps (ils régressent aussi dangereusement), mais il ne faut pas oublier que cette évolution date quasiment d’hier.  On ne ballait pas des millénaires de patriarcat en quelques années.

J’ai aussi constaté que de mon point de vue de femme d’origine d’Europe de l’Ouest (et qui ne maitrise pas très bien l’anglais, j’avoue) j’ai trouvé peu d’informations sur les femmes qui ont vécu ailleurs qu’en Europe ou qu’en Amérique du Nord. Et pourtant, il y en a aussi.

Affiche de l'exposition à la bibliothèque de Braine-le-Comte Les Étincelles

L’exposition

Tout au long de 2025, j’ai partagé sur mon LinkedIn, les portraits, accompagnés d’une petite biographie.

Une fois les 52 illustrations faites, que faire ? Je n’avais aucune envie qu’elles restent cloitrées dans mon ordi, et qu’on les oublie. Cela aurait été un comble non ?

C’est ainsi que de fil en aiguille, en discutant autour de moi, j’ai eu la proposition d’exposition de la bibliothèque de ma ville. Super ! Et non seulement, ce serait une exposition, mais aussi une série d’ateliers artistiques en partenariat avec la commune de Braine-le-Comte et également le PECA (pour les ateliers avec les ados).

J’ai réalisé une sélection de 25 portraits et retravaillé les biographies.

Horaires d’ouverture de la bibliothèque

  • Mardi : 13:00 > 18:00
  • Mercredi :  13:00 > 18:00
  • Jeudi : 10:00 > 12:00 et 14:00>18:00
  • Vendredi : 14:00 > 19:00
  • Samedi : 10:00 > 12:00 et 13:00 > 16:00

Attention, la bibliothèque est fermée du 28 avril au 2 mai.

Finissage le vendredi 29 mai !

 

Portrait illustré en buste d'Ettie Annie Rout

Une des bibliothécaires a trouvé le terme « Exposition évolutive« , et c’est tout à fait cela. Dans un premier temps, il y aura 25 de mes illustrations exposées, mais également les créations de participant·es des l’ateliers. Pas de vernissage, mais un finissage, le 29 mai 2026.

 

Les ateliers des Étincelles

Flyer de l'atelier tout public pour l'exposition Le Etincelles à Braine-le-Comte

1 – l’atelier tout public

En parallèle à l’exposition Les Étincelles qui se déroule actuellement à la bibliothèque,
Je propose atelier d’illustration sur le portrait d’une femme que les participant·es sont invité·es à choisir.

L’atelier se déroule en deux temps. Il s’agit d’un atelier créatif, mais aussi de réflexion. En effet, il est demandé avant et entre les deux ateliers une petite recherche qui aidera à réaliser l’illustration : avoir déjà choisi la femme à représenter et venir avec une photo.
La personne choisie peut être de la sphère publique ou privée.

Photo de femmes adultes travaillant dan sune bibliothèque lors d'une recherche pour un atelier artistique sur les femmes oubliées de l'histoire
Atelier tout public Les Étincelles, table d'atelier personnes en train de découper
Atelier tout public Les Étincelles, une réalisation finale, collage et peinture
Atelier tout public Les Étincelles, une réalisation finale, collage et peinture
Atelier tout public Les Étincelles, table d'atelier personnes en train de peindre

2 – les ateliers avec les écoles

Public ado : exemple d’atelier en 4 temps
Public cible : 5ᵉ TQ art, 1ʳᵉ et 2ᵉ enseignement différencié.

  1. Visite de l’expo
  2. Recherches avec les bibliothécaires
  3. Rédaction de la bio à l’école avec les profs
  4. Atelier créatif à la Bibliothèque

Apprentissages : intégrer des collages, la composition, le cadrage, découverte du mixed media. Cet atelier permet de cerner différemment les discriminations de genres et raciales.

Réalisations des adolescents lors de l'atelier créatif suite à l'exposition Les Étincelles.

Réalisations des élèves de l’Institut Technique Saint-Gabriel de Braine-le-Comte

Visite de l'exposition Les Étincelles avec les adolescents

Avec les élèves de l’Institut Technique Saint-Gabriel de Braine-le-Comte

Réalisation artistique en cours d'une élève de secondaire lors de l'atelier artistique sur les femmes oubliées de l'histoire
Réalisation artistique finie d'une élève de secondaire lors de l'atelier artistique sur les femmes oubliées de l'histoire

Réalisations des élèves de l’Athénée Royal Jules Bordet à Braine-le-Comte.

Le communiqué de presse

Dossier de présentation

Vous souhaitez le dossier complet de présentation du projet? 

Article évolutif 😉

Cet article va évoluer aussi au fur et à mesure du projet. 

Pour être tenu·e au courant des actus artistiques, vous pouvez vous inscrire à la lettre d’info, Le bruit des pinceaux !

Birbfest challenge 2026

Birbfest challenge 2026

Liste des oiseaux à représenter pour le Birbfest challenge 2026

J’ai commencé cette année en me faisant plaisir avec la participation au Birbfest challenge. Il s’agit de représenter un oiseau par jour, selon une liste donnée.

Ce challenge est beaucoup plus simple que celui d’Inktober, car il ne faut pas réfléchir au sens que l’on veut donner aux mots. Un oiseau, c’est un oiseau, point.

J’ai réussi à faire les 31 illustrations. Je les ai réalisées dans un carnet en redécouvrant la technique du pastel gras. J’ai mélangé les médiums (peinture, feutre peinture, crayon aquarellable…) et testé sur différents fonds (neutres, noir ou avec une couleur appliquée à la peinture).

Je vous partage les photos du carnet.

Il y a des oiseaux réussis, des moins réussis, des traces, des taches, et même parfois des trous dans les pages.

Inktober 2025

Inktober 2025

Cette année, j’ai de nouveau participé au challenge Inktober. je l’ai fait tranquillement, sans pression. J’ai choisi un carnet, me suis dit que je le ferai au jour le jour, en illustrant le mot du jour au feutre noir.

Souvent, je choisis un fil conducteur, mais cette année, il n’y en a pas ! C’est donc une série d’illustrations très hétéroclite que je partage, sans filtre, sans retouche, avec les ratures et les mauvais cadrages :-).

Pour les 5 derniers jours, j’ai choisi de faire des illustrations plus épurées. J’ai l’habitude de tracer une multitude de petites lignes et de petits points. Ce n’est donc pas facile pour moi de faire quelque chose d’assez minimaliste.

Rendez-vous l’année prochaine pour l’Inktober 2026 !

Inktober 2025  jour 1 moustache
Inktober 2025 jour 2 tisser
Inktober 2025 jour 3 couronne
Inktober 2025 jour4 trouble
Inktober 2025 jour 5 cerf
Inktober 2025 jour 6 percer
Inktober 2025 jour 7 étoile de mer
Inktober 2025 jour 8 imprudent
Inktober 2025 jour 9 lourd
Inktober 2025 jour10 balayer
Inktober 2025 jour 11 piqure
Inktober 2025 jour 12 déchirer
Inktober 2025 jour 13 boire
Inktober 2025 jour 14 tronc
Inktober 2025 jour 15 en lambeaux
Inktober 2025 jour 16 bourde
Inktober 2025 jour 17 ornée
Inktober 2025  jour 18 accord
Inktober 2025 jour 19 arctique
Inktober 2025 jour 20 rivales
Inktober 2025 jour 21 explosion
Inktober 2025 jour 19 arctique
Inktober 2025 jour 20 rivales
Inktober 2025 jour 21 explosion
Inktober 2025 jour 19 arctique
Inktober 2025 jour 20 rivales
Inktober 2025 jour 21 explosion
Inktober 2025 jour 19 arctique
Inktober 2025 jour 20 rivales
Inktober 2025 jour 21 explosion

J’ai l’impression d’avoir fait l’Inktober avec beaucoup moins de pression que les années précédentes. J’ai réussi à faire les illustrations quasi au jour le jour. Si je savais que je n’étais pas disponible une journée, je réalisais le dessin la veille. Je n’ai pas eu de retard, c’est déjà une petite victoire.

Les mots de la liste ne sont pas toujours évidents, parfois, c’est un vrai casse-tête et il y a des choses que je n’avais pas envie d’illustrer. Il faut trouver des parades 🙂

Vivement l’année prochaine ! 

 

Pour les curieux·ses :  

Illustrer des thématiques difficiles

Illustrer des thématiques difficiles

Le graphisme et l’illustration ne servent pas qu’à vendre des produits ou des services. Ils peuvent servir à communiquer sur des thématiques assez difficiles afin de sensibiliser, d’informer, de prévenir.

Depuis de nombreuses années, je travaille sur des projets d’éducation permanente (éducation populaire en France) et de promotion de la santé. J’ai travaillé sur la solitude des personnes âgées, le désir ou le non-désir d’avoir un enfant, les violences gynécologiques et obstétricales (les VGO), l’aide aux personnes âgées, les maladies chroniques chez un public fragilisé, l’exil, la migration…

Et j’espère pouvoir contribuer encore et longtemps à la diffusion de ces thèmes.

Dans cet article je reste dans le domaine de l’illustration, de la représentation imagée.

 

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Ce que nous allons voir aujourd’hui
  • Comment représenter un sujet délicat sans provoquer le rejet ?
  • 3 exemples : violences gynécologiques, addictions et parcours migratoire.

Comment faire pour représenter un sujet délicat sans provoquer le rejet ?

 

➜ Garder une approche positive

Même quand la thématique est négative et dure et sans minimiser les faits, il est possible de la représenter de façon positive ou du moins neutre. Éviter de montrer le côté trop sombre afin que les personnes concernées s’y retrouvent sans avoir un reflet de leur situation qui pourrait empirer leur estime de soi.

➜ Avoir une approche non orientée

Avant de commencer une illustration, je mets de côté tous mes préjugés et essaye de faire le vide dans mon cerveau pour démarrer sur une base neutre. J’utilise beaucoup la technique des cartes mentales. Je note autant ce qui pourrait être dessiné que ce qui doit être évité.

➜ Éviter de heurter, choquer

En publicité, le neuromarketing sert à enclencher l’envie d’achat grâce aux émotions : l’envie, le désir, le plaisir. Certaines campagnes de prévention (alcool, conduite à risque…) utilisent des images chocs pour susciter des émotions vives et fortes (tristesse, peur, stress). La réaction est instantanée et assez impulsive.  La peur peut entrainer un sentiment de rejet, de dégoût ou encore de paralysie.

Plus d’info : Usage de la peur et médias de préventions : quelques repères méthodologiques

➜ Éviter de culpabiliser, stigmatiser

Mettre en lumière une situation problématique n’est pas la pointer du doigt !(OMG, je vais déposer un copyright pour cette phrase ^^). Pas besoin d’en rajouter une couche, la situation est assez difficile comme cela. Tout comme la peur, la culpabilisation risque d’entrainer la paralysie. La personne n’est pas forcément entièrement responsable de sa situation et n’a pas forcément toutes les clés pour changer.

Plus d’info : Pour changer, la peur ou la culpabilité ?

 

 

Exemple 1 : représenter les VGO sur les femmes placées en institution

illustrer une thématique difficile - rapport VGO

Cette illustration a été réalisée pour la couverture du rapport Les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) vécues par les femmes avec une déficience intellectuelle vivant en institution.

Déjà, rien que le titre cumule les situations difficiles. J’ai cogité sur plusieurs idées, en gardant en tête de vouloir représenter :

▶ les femmes avec différentes morphologies;

▶ leur invisibilité et la pression qu’elles subissent;

▶ un visuel et mise en page attractifs et qui facilitent la lecture.

J’ai été marquée dans ce rapport par le manque de concertation et de dialogue entre les personnes concernées et celles qui les entourent, les soignent. Comme si tout était déjà inscrit et surtout comme s’il n’y avait pas besoin de donner d’explications.

✏️ L’illustration et les motifs

▪ Je voulais quelque chose d’assez simple mettant les femmes en avant. J’ai représenté 3 femmes de morphologies et de postures différentes (passive, résignée). Les parties du corps liées à la santé sexuelle sont invisibles, comme si elles n’existaient pas, on voit à travers elles.

▪ La spirale jaune représente la société, l’environnement dans lequel elles évoluent. Les soins passent aléatoirement. Les violences font partie de ce système, elles passent, on n’en parle pas beaucoup.

▪ Les motifs en arrière-plan représentent les différentes thématiques abordées dans l’étude : les soins, le désir de maternité, la contraception, le manque de dialogue, la loi…

🎨 Le choix des couleurs

hors de questions de représenter un univers trash et dark (ni funky non plus, on est bien d’accord). Comment représenter un univers féminin, sans tomber dans les stéréotypes ? J’ai repris les teintes des logos des associations partenaires pour en tirer un rose/violet et j’ai contrebalancé avec du jaune, du vert et de l’orange. Le tout reste donc assez vif sans tomber dans l’excès.

Exemple 2 : représenter les addictions

Illustrer une thématique difficile - les addictions

Cette illustration fait partie de l’outil pédagogique Babbel Boost : photo-expression pour les professionnel·les de santé travaillant avec des personnes atteintes d’une maladie chronique. Cette carte représente la problématique des addictions.

Il y a autant de mode de consommation que de produits. Nous aurions pu choisir une représentation facile de la consommation de drogue : une personne défoncée, seule, pauvre, maigre dans une ruelle sombre par exemple.

La difficulté était de représenter différentes addictions et différents comportements :

▶ addictions au chocolat, à la drogue,  à l’alcool, aux écrans…;

▶ plusieurs formes de consommation : en société, seul·e, de manière festive, légalement, illégalement…

✏️ L’illustration

L’illustration a plusieurs lectures, des personnes aux consommations différentes peuvent s’y retrouver, même celle dont l’addiction concerne « simplement » le sucre. Elle montre aussi que les tentations sont fortes en société. Avec le recul, j’aurais pu représenter une pharmacie également.

🎨 Le choix des couleurs

C’est la nuit qui est représentée, juste parce que c’est impossible de représenter la nuit et le jour en même temps ! Les couleurs font partie de la palette de couleurs utilisée pour les autres illustrations de ce photo-expression.

Exemple 3 : représenter les femmes migrantes et réfugiées

Illulstrer une thématique difficile - réfugiée

Cette illustration a été réalisée pour la journée d’action organisée par le Cire asbl ayant pour thème femmes et migration. Elle a servi pour faire l’affiche et annoncer le programme. J’ai utilisé beaucoup de symboles pour cette représentation pour une approche plus poétique. L’ensemble de l’image représente une femme qui espère tout en lutant.

▶ Le mode de transport et les lieux : la traversée des montagnes, des mers, l’oiseau en forme d’avion.

▶ La culture différente : je me suis concentrée sur des motifs inspirés des motifs africains.

▶ Mais aussi l’universalité avec une forme ronde symbolisant la planète.

▶ Les difficiles conditions climatiques : neige, mauvais temps…

▶ L’espoir qui jaillit des mains, l’humanité et la lutte avec le cœur dans le poing fermé.

Au final, l’illustration est positive tout en représentant les difficultés rencontrées par les migrantes. Elles sont mises à l’honneur plutôt qu’en mode victime.

Bon à savoir

📌 Le sentiment de peur amène une réaction émotionnelle immédiate, mais souvent de rejet.
📌 Même le sujet le plus tragique peut être représenté de façon poétique et imagée.
📌 Suggérer plutôt que de réaliser une image au plus proche de la réalité.

 

 

C’est le moment de penser à la carte de vœux!

C’est le moment de penser à la carte de vœux!

Même si le prix du papier a explosé et que le service postal n’est plus ce qu’il était, nous restons nombreux·ses à découvrir avec joie une petite carte de vœux dans notre boîte aux lettres, entre deux factures.

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Ce que nous allons voir aujourd’hui :
  • les origines de la tradition des cartes de vœux ;
  • les différentes possibilités pour envoyer ses vœux ;
  • l’intérêt du support papier ;
  • comment faire sa carte de vœux ?
carte de voeux

Origine de la tradition des cartes de vœux manuscrites

Cette tradition vient d’Angleterre et date du XIX siècle. On donnait une carte directement au destinataire, lorsque l’on venait lui souhaiter les bons vœux. Quand il n’était pas là, en France, on avait coutume de laisser une simple carte de visite.

Quelques dates

➔ début XIXe siècle : apparition de la lithographie, technique d’impression qui permet la création et la reproduction à de multiples exemplaires d’un tracé exécuté à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire
➔ 1840: invention du timbre post en Angleterre
➔ 1860 : plusieurs entreprises de cartes de souhaits sont fondées en Angleterre

Au début, les motifs des premières cartes de vœux sont souvent des scènes religieuses, des paysages, des enfants, des fleurs… Pendant la guerre, les soldats sont représentés, avec des messages de paix.

En 1860, la carte passe de l’autre côté de l’atlantique et envahi les États-Unis et le Canada. Avec les nouveaux moyens de transports, le courrier peut être acheminé “rapidement” sur de longues distances.

Avant, la carte de vœux était réservée au cercle de la famille et des amis, mais petit à petit, on la retrouve dans le milieu professionnel. Bien qu’envoyer ses vœux numériquement soit devenu la norme, les envois papier permettent de se démarquer.

Envoyer ses vœux, plusieurs possibilités

  • par votre lettre d’info
  • en vidéo, en collant sa tête sur un corps de lutins qui dansent 😉
  • par une carte achetée dans le commerce
  • Avec une carte personnalisée, avec un mot doux écrit à la main

L’intérêt d’envoyer une carte de vœux papier?

➔ un geste qui marque
➔ cela fait toujours plaisir
➔ un impact émotionnel

Mais attention, envoyer une carte de vœux, ce n’est pas envoyer sa dernière offre promotionnelle ou remettre une couche pour présenter ses services! Il ne s’agit pas d’une démarche commerciale – pas directement en tout cas. En effet, c’est avant tout l’occasion de montrer à vos client·es, à votre public que vous pensez tout à eux·elles.

Vous pouvez offrir plusieurs expériences avec une carte :

  •  à manipuler ;
  •  qui fait sourire, qui surprend, émerveille ;
  •  qui pourra servir en décoration ;

Comment faire sa carte de vœux personnalisée  ?

    Graphiquement, tout est possible ! Illustrée, minimaliste, photo…

    De plus, vous n’êtes pas obligé·e d’envoyer un document corporate. La carte de vœux peut même sortir des sentiers battus de votre identité visuelle.

    Perso, j’aime bien envoyer une carte qui peut être affichée tout au long de l’année dans le bureau. D’une pierre deux coups, cela décore et les gens pensent à moi 😉

    Techniquement, tout est possible aussi. Du plus petit format au plus grand, du plus classique au plus original. Vous pouvez également joindre un petit cadeau avec la carte : sous forme de marque-page, un sachet de tisane, un magnet… le plus important est de bien y réfléchir en amont.

    Enfin, vous pouvez utiliser les codes graphiques des fêtes : le doré, les paillettes, le vernis… je préfère rester dans le sobre, plus écologique.

    Carte postale de vœux, tous mes vœux, mains
    Carte postale de vœux, tous mes vœux, mains
    Carte postale de vœux, tous mes vœux, mains

    Cartes disponibles dans la boutique en ligne

    Bon à savoir

    📌 Le format et le poids vont influencer le prix de l’envoi.
    📌 Attention à l’humour quand même. Quand je travaillais dans l’associatif, nous recevions les vœux des politicien·nes. Certaines étaient assez… surprenantes !
    📌 Envoyez votre carte la première semaine de janvier, c’est le meilleur moment.  Donc, prévoyez à l’avance sa réalisation, dès octobre.

     

    Inktober 2022

    Inktober 2022

    Cela fait plusieurs années que je participe à l’Inktober. J’aime bien ce challenge. J’aime bien les challenges en règle générale, c’est un fait. Le challenge VendrediIllu m’a remotivée à illustrer.  C’est parfois en s’obligeant à faire quelque chose que l’on y arrive.

    Le concept est simple. Une liste de 31 mots est mise à disposition et chaque jour, chacun·e est invité·e à dessiner selon ce mot. Jake Parker, dessinateur lui-même, est à l’initiative de ce projet. Il publie la liste officielle.

    Initialement, le dessin doit être réalisé à l’encre, sans croquis. Mais chacun fait ce qu’il veut finalement ! Et les listes se multiplient selon différentes thématiques.

    Cette année, je n’étais pas très inspirée par la liste et je voulais me diriger vers une liste alternative. N’ayant pas trouvé ce que je cherchais, je me suis dit que j’allais faire ma propre liste.

    J’ai pris le thème des saisons : une saison par semaine, 5 illustrations par semaine, repos le week-end et une illus bonus sur Halloween. La première semaine s’est très bien passée et j’ai bien tenu le rythme et puis c’est devenu de plus en plus difficile jusqu’à la dernière semaine où je n’ai réalisé que 2 illustrations sur 5. Mais peu importe ! Inktober est un jeu où l’on gagne à chaque fois :-).

     

    Voici ma liste :

     

    Ma liste Inktober

    Inktober semaine 1 : l’automne

    Inktober l'automne
    Inktober l'automne
    Inktober l'automne
    Inktober l'automne
    Inktober l'automne

    J’avais préparé les croquis la semaine précédente et j’avais une illustration finie d’avance. Je n’avais donc pas de recherches à faire. je devais « seulement » coloriser tout en écoutant de la musique ou des podcasts ! Sans stress.

    J’ai commencé à tester des nouvelles textures en scannant des livres et des morceaux de tissus et en les intégrant dans l’illustration (#cocooning et #chocolat chaud).

    J’ai également testé d’autres brush (pinceaux) dans Photoshop. J’ai beaucoup aimé refaire des dégradés et des textures alors que normalement, pour les commandes, je colorie beaucoup en aplats (couleur uniforme).

    Inktober semaine 2 : l’hiver

    Inktober : l'hiver
    Inktober : l'hiver
    Inktober : l'hiver
    Inktober : l'hiver
    Inktober : l'hiver

    Je n’ai vraiment pas l’habitude de dessiner des animaux, et me voilà avec un ours et un pingouin à illustrer !

    Celles et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ont eu l’occasion de suivre la petite histoire sur les manchots et les pingouins qui sont couramment confondus. Grâce à ce pingouin, j’ai découvert les givrés de Pôles.

    J’étais plus inspirée pour cette série, car mon objectif était d’essayer de faire des illustrations pour imprimer des cartes postales pour les fêtes (elles seront bientôt disponibles).

    Une petite coquille dans l’illustration #guirlande : à trop zoomer pour faire les détails, je ne me suis pas aperçue de suite que je lui avais fait 2 mains gauches ! J’ai rectifié depuis !

    Inktober semaine 3 : le printemps

    Inktober le printemps
    Inktober le printemps
    Inktober le printemps
    Inktober le printemps
    Inktober le printemps

    Je n’ai pas réussi à suivre le rythme d’une illustration par jour, mais au final, j’ai fait les 5 illustrations. Dans un mood automnale, ce n’est pas évident d’utiliser les couleurs peps du printemps ! 

    Ici, je me suis lâchée en m’éloignant parfois du sujet avec une représentation moins terre à terre.

    Inktober semaine 4 : l’été

    Inktober : l'été
    Inktober : l'été

    Tant pis ! Seulement 2  illustrations pour l’été 🙂 Je n’ai pas réussi à faire mieux. Pour mon excuse (bidon) il faut préciser que c’était une semaine de vacances scolaires et mes filles étaient à la maison. J’ai passé mon travail en priorité et le soir, j’avais souvent la flemme de rallumer l’ordinateur.

    31 octobre : Halloween

    Inktober : halloween

    Je voulais absolument faire celle-ci pour être synchro avec le calendrier. Je n’avais pas trop d’idée en tête et l’illustration a évolué au fur et à mesure. Elle n’est pas finie, je m’y attarderai un peu plus tard pour la fignoler et y ajouter des détails.

    Le bilan

    •  18 illustrations au lieu de 21, mais ce n’est pas si mal, surtout quand on sait qu’à côté d’Inktober j’ai réalisé d’autres illustrations pour des cartes de vœux de fin d’année.
    • Je suis vraiment contente d’avoir réussi à réaliser des illustrations personnelles. Depuis deux ans, j’avais réellement du mal à réaliser autre chose que des illustrations sur commande. La situation a fait que je me suis réfugiée dans le travail et que je n’arrivais pas exprimer ma créativité.
    • Un peu de fatigue se fait sentir à la fin de ce challenge avec beaucoup trop de temps passé devant l’ordinateur. Si on compte une moyenne d’1h30 par illu, le tout m’a pris + de 27h (je ne parle même pas du temps passé pour la publication et la diffusion).

    Quelques semaines après, j’ai fignolé les détails des illustrations pour en envoyer plusieurs à l’impression.

    Vous pouvez retrouver les cartes postales dans la boutique.

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