Le genre et les couleurs, ça se discute !

Le genre et les couleurs, ça se discute !

Qu’on le veuille ou non, les couleurs ont une signification marquée selon les différentes cultures et époques. Elles nous permettent de recevoir les messages de manière différente. Souvent, selon le genre à qui s’adresse un produit ou un service, les couleurs seront différentes.

En graphisme, lors de la réalisation de son image de marque ou de son identité visuelle, devons-nous obligatoirement nous plier à la signification des couleurs et respecter strictement tous les codes marketing ?

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Ce que nous allons voir aujourd’hui
  • La signification des couleurs
  • Couleurs et genres, un peu d’histoire
  • Couleurs genrées et communication
  • Comment choisir ses couleurs ?

La signification des couleurs

Une couleur a plusieurs significations, elle transmet plusieurs émotions, c’est important d’en prendre compte quand on veut qu’elle représente sa marque.

  • Rouge : passion, amour, puissance, force
  • Orange : amitié, courage, vitalité
  • Jaune : joie, optimisme, intelligence
  • Vert : éthique, générosité, équilibre, naturel
  • Violet : extravagant, intuitif, spirituel
  • Rose : féminité, douceur, sensualité
  • Bleu :  confiance, intégrité, sérénité
  • Blanc : pureté, modernisme, minimalisme
  • Noir : luxe, élégance, autorité

Ok Germaine, mais ce n’est pas un peu trop codé cela? On pourrait reprendre quelques couleurs cette liste avec ces significations :

  • Rouge : violence, danger, érotisme
  • Jaune : adultère, triche, maladie
  • Vert : diable, folie, chance
  • violet : féminisme, royauté, mort
  • Blanc : deuil chez les hindous
  • Noir : deuil, mort, tristesse

Tout dépend de son point de vue !

Imaginez maintenant tous les produits dits naturels avec une communication uniquement basée sur la couleur verte, tout ce qui est spirituel en violet, tout ce qui s’adresse aux femmes en rose. Quel ennui !

Couleurs et genres, un peu d’histoire

 

  • Durant l’Antiquité, le bleu était réservé aux garçons.
  • Au Moyen Âge (Christianisme), le bleu est la couleur de la Vierge Marie, c’est donc la couleur associée aux filles et aux femmes. D’ailleurs, petite info en plus, les filles ET les garçons portaient des robes et jouaient aux mêmes jeux. Le rose est une couleur tirée du rouge, et est associé au genre masculin.

Danseurs – Fresque du Moyen Age

  • Au XVIe siècle, avec les réformes protestantes, le rouge est dévalorisé, car c’est la couleur des papistes. Il va commencer à symboliser de plus en plus l’amour et glisse vers les garde-robes des femmes. Le bleu se retrouve chez les hommes, le rose est de plus en plus prisé par les femmes.
  • C’est au XIXe siècle que le choix des couleurs bleu et rose pour les genres est définitivement posé, notamment grâce à la chimie et à la fabrication des couleurs pastel. On découvre le rose Pompadour.
  • Au XXe, les rôles des hommes et des femmes dans la société et dans les foyers sont de plus en représentés de manière stéréotypée dans les médias (publicité, journaux…). Ces stéréotypes sont omniprésents dans l’univers marketing lié à l’enfance.
Catalogue de jouets

Joli combo de stéréotypes : fille = maternité + rose

  •  Depuis les années 80, le genre de ces deux couleurs reste bien marqué, même si le bleu apparait comme une couleur de plus un plus neutre et faisant plus l’unanimité, le rose reste un outil de discrimination :
    • Cela reste toujours difficile aux yeux des autres à habiller un garçon avec du rose.
    • Les produits pour les femmes sont souvent en rose et plus chers, la fameuse “Taxe rose“.

 

Couleurs genrées et communication

 

Nous baignons dans le marketing et ses codes arbitraires, et ce, dès la petite enfance. Nos biais cognitifs (on en toutes et tous!) nous permettent de faire un jugement, de prendre rapidement une décision, de catégoriser. Le problème, c’est quand ces biais deviennent des stéréotypes et spécifiquement des stéréotypes de genres.

Est-ce qu’une couleur peut être féminine ou masculine ? Je ne pense pas. Mais c’est un constat sans appel, dans notre société :

  • la palette de couleurs dite féminine est douce, pastel, calme, claire…
  • La palette de couleurs dite masculine est forte, contrastée, visible, foncée, puissante…

 2 captures d’écran prises sans trucage avec 2 recherches différentes : palette féminine et palette masculine. Et bam !

Qu’est-ce qu’un univers féminin ? Est-ce qu’on se cantonne à représenter une bulle de douceur alors qu’on nous demande en même temps d’être des guerrières et des winneuses? De plus, nous l’avons vu, genrer une couleur est un non-sens, rien n’est figé dans l’Histoire.

 

 

Comment choisir ses couleurs?

 

  • C’est important de connaitre la signification traditionnelle des couleurs mais ça ne doit pas être LE critère de choix pour autant. C’est possible de sortir du cadre et de nuancer.
  • Avant de choisir sa palette de couleurs, il faut se pencher sur les émotions que l’on souhaite transmettre, les objectifs, la cible, le pourquoi de son activité… Bref, un travail de fond pour ne pas choisir au pif ou parce qu’on aime bien telle ou telle couleur.
  • En même temps, il faut se sentir à l’aise avec les couleurs que l’on va utiliser. Tout est dans la nuance.
  • On essaye de ne pas tomber dans le panneau des biais de genre. On y tombe un moment ou un autre, c’est certain. Le tout est de s’en apercevoir et d’ajuster.
  • Même si vous vous adressez uniquement aux femmes, on peut prendre en compte toutes les diversités.
  • Changer son vocabulaire. Perso, j’essaye de ne jamais utiliser les expressions comme “univers féminin ou masculin”. Quand ça m’arrive, mais ça me fait un peu mal ! Je préfère parler des spécificités des couleurs et ne pas les rattacher à un genre.

 

Laissez de côté vos préjugés et allez explorer d’autres voix, cassez le codes !

Dans un prochain article, je mettrai des exemples de communication dont les services ou produits s’adressent à des hommes, à des femmes ou aux deux !

Illustrer des thématiques difficiles

Illustrer des thématiques difficiles

Le graphisme et l’illustration ne servent pas qu’à vendre des produits ou des services. Ils peuvent servir à communiquer sur des thématiques assez difficiles afin de sensibiliser, d’informer, de prévenir.

Depuis de nombreuses années, je travaille sur des projets d’éducation permanente (éducation populaire en France) et de promotion de la santé. J’ai travaillé sur la solitude des personnes âgées, le désir ou le non-désir d’avoir un enfant, les violences gynécologiques et obstétricales (les VGO), l’aide aux personnes âgées, les maladies chroniques chez un public fragilisé, l’exil, la migration…

Et j’espère pouvoir contribuer encore et longtemps à la diffusion de ces thèmes.

Dans cet article je reste dans le domaine de l’illustration, de la représentation imagée.

 

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Ce que nous allons voir aujourd’hui
  • Comment représenter un sujet délicat sans provoquer le rejet ?
  • 3 exemples : violences gynécologiques, addictions et parcours migratoire.

Comment faire pour représenter un sujet délicat sans provoquer le rejet ?

 

➜ Garder une approche positive

Même quand la thématique est négative et dure et sans minimiser les faits, il est possible de la représenter de façon positive ou du moins neutre. Éviter de montrer le côté trop sombre afin que les personnes concernées s’y retrouvent sans avoir un reflet de leur situation qui pourrait empirer leur estime de soi.

➜ Avoir une approche non orientée

Avant de commencer une illustration, je mets de côté tous mes préjugés et essaye de faire le vide dans mon cerveau pour démarrer sur une base neutre. J’utilise beaucoup la technique des cartes mentales. Je note autant ce qui pourrait être dessiné que ce qui doit être évité.

➜ Éviter de heurter, choquer

En publicité, le neuromarketing sert à enclencher l’envie d’achat grâce aux émotions : l’envie, le désir, le plaisir. Certaines campagnes de prévention (alcool, conduite à risque…) utilisent des images chocs pour susciter des émotions vives et fortes (tristesse, peur, stress). La réaction est instantanée et assez impulsive.  La peur peut entrainer un sentiment de rejet, de dégoût ou encore de paralysie.

Plus d’info : Usage de la peur et médias de préventions : quelques repères méthodologiques

➜ Éviter de culpabiliser, stigmatiser

Mettre en lumière une situation problématique n’est pas la pointer du doigt !(OMG, je vais déposer un copyright pour cette phrase ^^). Pas besoin d’en rajouter une couche, la situation est assez difficile comme cela. Tout comme la peur, la culpabilisation risque d’entrainer la paralysie. La personne n’est pas forcément entièrement responsable de sa situation et n’a pas forcément toutes les clés pour changer.

Plus d’info : Pour changer, la peur ou la culpabilité ?

 

 

Exemple 1 : représenter les VGO sur les femmes placées en institution

illustrer une thématique difficile - rapport VGO

Cette illustration a été réalisée pour la couverture du rapport Les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) vécues par les femmes avec une déficience intellectuelle vivant en institution.

Déjà, rien que le titre cumule les situations difficiles. J’ai cogité sur plusieurs idées, en gardant en tête de vouloir représenter :

▶ les femmes avec différentes morphologies;

▶ leur invisibilité et la pression qu’elles subissent;

▶ un visuel et mise en page attractifs et qui facilitent la lecture.

J’ai été marquée dans ce rapport par le manque de concertation et de dialogue entre les personnes concernées et celles qui les entourent, les soignent. Comme si tout était déjà inscrit et surtout comme s’il n’y avait pas besoin de donner d’explications.

✏️ L’illustration et les motifs

▪ Je voulais quelque chose d’assez simple mettant les femmes en avant. J’ai représenté 3 femmes de morphologies et de postures différentes (passive, résignée). Les parties du corps liées à la santé sexuelle sont invisibles, comme si elles n’existaient pas, on voit à travers elles.

▪ La spirale jaune représente la société, l’environnement dans lequel elles évoluent. Les soins passent aléatoirement. Les violences font partie de ce système, elles passent, on n’en parle pas beaucoup.

▪ Les motifs en arrière-plan représentent les différentes thématiques abordées dans l’étude : les soins, le désir de maternité, la contraception, le manque de dialogue, la loi…

🎨 Le choix des couleurs

hors de questions de représenter un univers trash et dark (ni funky non plus, on est bien d’accord). Comment représenter un univers féminin, sans tomber dans les stéréotypes ? J’ai repris les teintes des logos des associations partenaires pour en tirer un rose/violet et j’ai contrebalancé avec du jaune, du vert et de l’orange. Le tout reste donc assez vif sans tomber dans l’excès.

Exemple 2 : représenter les addictions

Illustrer une thématique difficile - les addictions<br />

Cette illustration fait partie de l’outil pédagogique Babbel Boost : photo-expression pour les professionnel·les de santé travaillant avec des personnes atteintes d’une maladie chronique. Cette carte représente la problématique des addictions.

Il y a autant de mode de consommation que de produits. Nous aurions pu choisir une représentation facile de la consommation de drogue : une personne défoncée, seule, pauvre, maigre dans une ruelle sombre par exemple.

La difficulté était de représenter différentes addictions et différents comportements :

▶ addictions au chocolat, à la drogue,  à l’alcool, aux écrans…;

▶ plusieurs formes de consommation : en société, seul·e, de manière festive, légalement, illégalement…

✏️ L’illustration

L’illustration a plusieurs lectures, des personnes aux consommations différentes peuvent s’y retrouver, même celle dont l’addiction concerne “simplement” le sucre. Elle montre aussi que les tentations sont fortes en société. Avec le recul, j’aurais pu représenter une pharmacie également.

🎨 Le choix des couleurs

C’est la nuit qui est représentée, juste parce que c’est impossible de représenter la nuit et le jour en même temps ! Les couleurs font partie de la palette de couleurs utilisée pour les autres illustrations de ce photo-expression.

Exemple 3 : représenter les femmes migrantes et réfugiées

Illulstrer une thématique difficile - réfugiée<br />

Cette illustration a été réalisée pour la journée d’action organisée par le Cire asbl ayant pour thème femmes et migration. Elle a servi pour faire l’affiche et annoncer le programme. J’ai utilisé beaucoup de symboles pour cette représentation pour une approche plus poétique. L’ensemble de l’image représente une femme qui espère tout en lutant.

▶ Le mode de transport et les lieux : la traversée des montagnes, des mers, l’oiseau en forme d’avion.

▶ La culture différente : je me suis concentrée sur des motifs inspirés des motifs africains.

▶ Mais aussi l’universalité avec une forme ronde symbolisant la planète.

▶ Les difficiles conditions climatiques : neige, mauvais temps…

▶ L’espoir qui jaillit des mains, l’humanité et la lutte avec le cœur dans le poing fermé.

Au final, l’illustration est positive tout en représentant les difficultés rencontrées par les migrantes. Elles sont mises à l’honneur plutôt qu’en mode victime.

Bon à savoir

📌 Le sentiment de peur amène une réaction émotionnelle immédiate, mais souvent de rejet.
📌 Même le sujet le plus tragique peut être représenté de façon poétique et imagée.
📌 Suggérer plutôt que de réaliser une image au plus proche de la réalité.

 

 

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Comment créer un flyer efficace

Comment créer un flyer efficace

Voici une check-list de conseils de base pour créer une publication comme un flyer, une affiche ou un pdf afin qu’elle soit la plus efficace possible et qu’elle donne envie aux personnes de s’intéresser à votre projet.

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Ce que nous allons voir aujourd’hui
  • l’alignement du texte ;
  • la hiérarchisation des informations ;
  • l’importance du blanc ;
  • la qualité du visuel ;
  • les bons contrastes ;
  • la méthode A.I.D.A.

L’alignement du texte

  • Alignez le texte à gauche de préférence, au centre pour les titres principaux.
  • Évitez de créer des blocs de texte qui “flottent” sur votre page.
  • Utilisez une grille et des repères pour les marges pour rester bien aligné. Cela va créer des repères visuels.
  • 2 ou 3 polices de caractère, par plus.

La hiérarchisation des informations

  • Référez-vous à la règle des 5W.
  • Gardez en tête l’objectif de votre publication : quelle est l’information principale  que vous voulez transmettre ? À quoi va-t-elle servir ?
  • Quelles sont les informations importantes et qu’est-ce qui doit ressortir le plus ?
  • Jouez avec la taille des polices, mettez des éléments en gras
  • Regroupez vos informations sur vos coordonnées à un seul endroit.
  • Vous pouvez ajouter un QR code pour aller sur votre site ou sur une page d’inscription. C’est très facile à générer en ligne, et c’est gratuit.
  • Évitez le jargon professionnel qui fait fuir.

L’importance du blanc

  • Un design épuré permet une meilleure lisibilité, laissez des espaces blancs ou clairs, sans information afin de laisser respirer votre document.
  • Vous avez beaucoup de texte ? Coupez !
  • Privilégiez les puces avec des phrases simples plutôt qu’une phrase complexe avec des éléments de liaisons.
  • Soyez direct·e dans votre communication, vous gagnerez en compréhension.
  • Pensez à réduire le nombre de couleurs aussi, dans le but d’augmenter l’impact visuel.

La qualité du visuel

  • Une image de bonne résolution. Rappel : pour l’impression, c’est 300dpi.
  • Une image libre de droit ou issue de vos propres images, mais certainement pas une image piquée sur le Web 😊.

Les bons contrastes

  • Le meilleur contraste est de 100%. Exemple : texte noir (100) sur fond blanc (0), mais c’est parfois un peu fort.
  • Vous pouvez nuancer le contraste en descendant à 70%. Exemples : texte en gris foncé (70) sur fond blanc (0), ou texte en couleur (80%) sur fond de couleur (10%)…
  • En dessous, le texte devient moins lisible.
  • Note : le texte blanc sur un fond de couleur peut être assez difficile à lire pour certaines personnes.
  • Pour vérifier, imprimez votre support de communication en noir et blanc. Vous verrez rapidement s’il est suffisamment lisible ou pas.
  • Testez vos couleurs de fond et de texte :

La méthode A.I.D.A

 

C’est une méthode issue du monde de la publicité. Mais elle peut être utilisée pour d’autres buts que vendre.

  • Attention : créez l’attention avec un beau visuel ou un slogan d’accroche.
  • Intérêt : suscitez l’intérêt en faisant en sorte que la personne se reconnaisse et se dise que cela la concerne. Exemple : les problèmes rencontrés ou une situation particulière, une image qui parle.
  • Désir : mettre en avant les bénéfices et l’intérêt de votre produit ou activité pour donner envie d’en savoir plus.
  • Action : encourager l’action : prenez rdv, venez nous voir, visitez notre boutique en ligne…

Bien évidemment, soyez tout en nuances et utilisez cette méthode de façon la plus authentique possible par rapport à votre produit ou votre service.

Bon à savoir

📌 Faites relire votre document par une personne qui ne connait pas votre activité, afin de vérifier que tout est bien compréhensible.
📌 Laissez assez de marge tout autours de votre document.
📌 Si vous voulez imprimer votre document et que vous avez un fond, prévoyez des fonds perdus (voir dans le lexique).

 

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Lexique des graphistes

Lexique des graphistes

Je suis végétarienne. Quand je commence une recette, et que je ne connais pas bien le lexique, que je ne suis pas certaine de bien connaitre les ingrédients, ou que je ne sais pas où me les procurer, ça me décourage.
🤔 Crème sure légère, pâte soba, riz étuvé, algue kombu…
Cela me freine 🫤

Je me dis que ça doit surement être la même chose pour les personnes qui veulent mettre en place leur communication visuelle.
Branding, charte, pictogramme, brandboard, moodboard, vous savez exactement ce que c’est ?

Aller venez, on va rendre limpide tout cela !

Il s’agit d’un début de lexique, je le complèterai au fur et à mesure.

 

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Au programme
  • identité visuelle ;
  • réalisations graphiques ;
  • images ;
  • couleurs ;
  • typographies ;
  • Chaine graphique.

Identité visuelle

Brief créatif : réunion “intense” après la signature du devis qui permet de mettre bien à plat la demande et les différents éléments nécessaires à la réalisation graphique du projet.

Moodboard, planche d’inspiration : tableau reprenant des images, photos, couleurs pour créer une atmosphère et représenter visuellement ce que l’on souhaite avoir comme univers graphique.

Brandboard  : une page qui résume l’ensemble des éléments de l’identité visuelle, sans rentrer dans les détails techniques. Un seul coup d’œil pour garder la ligne graphique.

Icône ou  pictogramme : symbole ou d’image simple servant à créer des repères visuels ou à signaler un message.

Illustration : image plus complexe pour accompagner un texte, créer un univers visuel.

Charte graphique :  document récapitulatif avec tous les éléments de l’identité visuelle ainsi que les détails techniques de leur utilisation.

Réalisations graphiques

Chemin de fer : représentation schématique d’une brochure, d’un dépliant. Permet d’avoir une vue d’ensemble des places des différents éléments.

Fonds perdus : 2 ou 3 mm en plus du format du document qui garanti une marge de sécurité lors de l’impression. Si l’on veut imprimer une image sur toute la page, il faut la faire déborder légèrement, ce qui évite l’apparition d’un liseré blanc en cas de léger décalage lors de la coupe du papier.

Marge de sécurité : marge qui se trouve à l’intérieur du document à ne pas dépasser si l’on ne veut pas que le visuel ou le texte soit coupé. Permet au document de “respirer”.

Gabarit, template, modèle ou layout : agencement enregistré permettant d’avoir une mise en page équilibrée. Il se compose de repères de colonnes, d’une grille d’agencement, de marges du document… Il sert de base pour garder une harmonie entre toutes les pages, ou les différents visuels. L’œil s’accroche à cette grille.

Maquette : prototype permettant de voir l’ensemble du projet.

Images

DPI (dots per inch, points par pouce) : il s’agit de la résolution d’image. Plus il y a de pixels par pouce, meilleure est la résolution. Pour l’impression, il faut un minimum de 300 dpi, pour le Web 72 dpi est la norme. C’est pourquoi une image tirée du Web ne peut pas être utilisée pour l’impression, elle ne serait pas nette.

Résolution : qualité de l’image avec comme mesure le Dpi (résolution print, résolution Web)

Vectoriel : image composée d’objets géométriques individuels qui ne perd pas en qualité selon qu’elle est affichée en grand ou en petit (image vectorielle).

Pixels : différents petits carrés colorés qui, ensemble, composent l’image.

Couleurs

CMJN : code des 4 couleurs primaires (cyan, magenta, jaune et noir) pour l’impression. Selon la méthode d’impression, 4 couches de couleurs sont déposées sur le papier. Les codes définissent le taux d’encre qui forme la couleur finale. Chaque couleur primaire est associée à un nombre.

Quadrichromie : utilisé pour une impression en couleur (CMJN), à préciser lors de la demande de devis à l’imprimerie.

RVB : mode de colorimétrie (Rouge, Vert, Bleu) pour le Web. Chaque couleur est associée à un nombre, ou alors la couleur est définie par un # suivi d’une série de chiffres.

Pantone® : gamme de couleurs universelles. S’applique en une seule couche lors de l’impression. La couleur correspond exactement à ce qu’elle est dans le pantonier. Coute plus cher à l’impression.

typographie

 Graisse : épaisseur d’un caractère, régular, italic, bold, condensed… Plus la police de caractère présente des graisses, plus elle est intéressante pour la mise en page.

Lorem ipsum, ou Bolo bolo ^^ : texte de substitution qui permet de visualiser la position d’un texte selon le nombre de caractères. Le Lorem ipsum est une sorte de faux latin. On peut le générer en ligne. Le bolo bolo est l’autre nom du Lorem ipsum. À la base, il s’agit d’un essai suisse sur l’écologie et le capitalisme (bolo’bolo). Une écriture neutre est créée. Elle est constituée de symboles avec des lignes verticales et des cercles. Ce système d’écriture peut être repris comme texte de substitution.

Police de caractère : famille de caractères typographiques regroupant toutes les déclinaisons (italique, graisses, majuscules…).

chaine graphique

Il s’agit des différentes étapes de l’impression d’un projet, de la demande à l’imprimerie à la livraison du projet chez le la client·e.

Le B.A.T : test d’impression qui permet de contrôler les emplacements des différents textes et visuels, le sens du pliage… Il n’est pas forcément réalisé sur le papier final, il est parfois envoyé sous format pdf.

Blanco : assemblage en blanc (non imprimé) d’un projet avec le papier, les coupes et les pliages définitifs.

C’est le moment de penser à la carte de vœux!

C’est le moment de penser à la carte de vœux!

Même si le prix du papier a explosé et que le service postal n’est plus ce qu’il était, nous sommes nombreux·ses à découvrir avec  joie une petite carte de vœux dans notre boîte aux lettres, entre deux factures.

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Ce que nous allons voir aujourd’hui :
  • Les origines de la tradition des cartes de voeux
  • Les différentes possibilités pour envoyer ses vœux
  • L’intérêt du support papier
  • Comment faire sa carte de vœux ?
carte de voeux

Origine de la tradition des cartes de vœux manuscrites

Cette tradition vient d’Angleterre et date du XIX siècle. On donnait une carte directement au destinataire, lorsque l’on venait lui souhaiter les bons vœux. Quand il n’était pas là, en France, on avait coutume de laisser une simple carte de visite.

Quelques dates

➔ début XIXe siècle : apparition de la lithographie, technique d’impression qui permet la création et la reproduction à de multiples exemplaires d’un tracé exécuté à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire
➔ 1840: invention du timbre post en Angleterre
➔ 1860 : plusieurs entreprises de cartes de souhaits sont fondées en Angleterre

Au début, les motifs des premières cartes de vœux sont souvent des scènes religieuses, des paysages, des enfants, des fleurs… Pendant la guerre, les soldats sont représentés, avec des messages de paix.

En 1860, la carte passe de l’autre côté de l’atlantique et envahi les États-Unis et le Canada. Avec les nouveaux moyens de transports, le courrier peut être acheminé “rapidement” sur de longues distances.

Avant, la carte de vœux était réservée au cercle de la famille et des amis, mais petit à petit, on la retrouve dans le milieu professionnel. Bien qu’envoyer ses vœux numériquement soit devenu la norme, les envois papier permettent de se démarquer.

Envoyer ses vœux, plusieurs possibilités

  • par votre lettre d’info
  • en vidéo, en collant sa tête sur un corps de lutins qui dansent 😉
  • par une carte achetée dans le commerce
  • Avec une carte personnalisée, avec un mot doux écrit à la main

L’intérêt d’envoyer une carte de vœux papier?

➔ Un geste qui marque
➔ Cela fait toujours plaisir
➔ Un impact émotionnel

Mais attention, envoyer une carte de vœux, ce n’est pas envoyer sa dernière offre promotionnelle ou remettre une couche pour présenter ses services! Il ne s’agit pas d’une démarche commerciale – pas directement en tout cas. En effet, c’est avant tout l’occasion de montrer à vos client·es, à votre public que vous pensez tout à eux·elles.

Vous pouvez offrir plusieurs expériences avec une carte:

  •  à manipuler
  •  qui fait sourire, qui surprend, émerveille
  •  qui pourra servir en décoration

Comment faire sa carte de vœux personnalisée  ?

    Graphiquement, tout est possible ! Illustrée, minimaliste, photo…

    De plus, vous n’êtes pas obligé·e d’envoyer un document corporate. La carte de vœux peut même sortir des sentiers battus de votre identité visuelle.

    Perso, j’aime bien envoyer une carte qui peut être affichée tout au long de l’année dans le bureau. D’une pierre deux coups, cela décore et les gens pensent à moi 😉

    Techniquement, tout est possible aussi. Du plus petit format au plus grand, du plus classique au plus original. Vous pouvez également joindre un petit cadeau avec la carte : sous forme de marque-page, un sachet de tisane, un magnet… le plus important est de bien y réfléchir en amont.

    Enfin, vous pouvez utiliser les codes graphiques des fêtes : le doré, les paillettes, le vernis… je préfère rester dans le sobre, plus écologique.

    Carte postale de vœux, tous mes vœux, mains
    Carte postale de vœux, tous mes vœux, mains
    Carte postale de vœux, tous mes vœux, mains

    Cartes disponibles dans la boutique en ligne

    Bon à savoir

    📌 Le format et le poids vont influencer le prix de l’envoi.
    📌 Attention à l’humour quand même. Quand je travaillais dans l’associatif, nous recevions les vœux des politicien·nes. Certaines étaient assez… surprenantes !
    📌 Envoyez votre carte la première semaine de janvier, c’est le meilleur moment.  Donc, prévoyez à l’avance sa réalisation, dès octobre.

     

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    Identité visuelle : Outilthèque

    Identité visuelle : Outilthèque

    Vous vous demandez peut-être comment se déroule la création d’une identité visuelle ? Je vous présente ici les différentes étapes à travers un cas concret : la réalisation de l’identité visuelle de l’outilthèque de la Province de Namur.

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    • L’outilthèque de la Province de Namur propose en prêt gratuit des outils pédagogiques aux étudiant·es et professionnel·les (de la santé, du social…).
    • Les thématiques proposées sont l’égalité des genres, le bien-vieillir, la réduction des risques, la santé mentale, la promotion de la santé…

    Suite à son déménagement, l’outilthèque de la Province de Namur souhaite personnaliser son image et se démarquer. Il lui faut une identité visuelle. C’est un lieu de location, mais ce sont aussi des animations en extérieur dans les associations, les écoles… des représentations dans des salons éducatifs. L’activité doit être reconnue facilement par le public.

    Le brief créatif

     

    Tout commence par un bon brief créatif afin de :

    définir le ton créatif souhaité
    clarifier la demande
    soulever des questionnements qui n’ont pas été abordés
    recueillir toutes sortes d’informations : le secteur d’activité, le public, ce qui existe déjà, la façon de travailler… je note tout !
    ➔ mettre à plat les contraintes importantes à connaitre pour la réalisation des supports de communication, pour savoir jusqu’où je peux aller, pour savoir comment sera utilisée l’identité visuelle
    ➔ définir un planning. On sait bien qu’on débordera :-), mais au moins, il y a une base.

    Les recherches graphiques et la présentation

    L’existant

    Sans surprise, une recherche sur “outilthèque” mène à des services de location d’outils de bricolage ou de jardinage, et ludothèque mène à un service de location de jeux de société, avec un graphisme lié à l’enfance, avec les couleurs de l’arc-en-ciel, très franches.

    Les autres lieux de prêts d’outils pédagogiques n’ont pas vraiment une identité visuelle percutante. Chouette, cette outilthèque sera pionnière 🙂

    Cette recherche permet de savoir ce qui existe, afin de ne pas aller vers des pistes créatives semblables.

    Outilthèque de la Province de Namur, recherches de l'existant

    Le mindmapping

    Avant d’entamer les croquis, j’ai besoin de mettre à plat les mots qui représentent… ce que je dois représenter. C’est parti pour une carte mentale qui sera ma boussole. J’écris sans me donner de limite, je fais le tri après. Des éléments importants ressortent, des éléments inattendus surgissent. De ces concepts, je commence à sortir des mots représentatifs (c’est-à-dire que je peux dessiner). Par exemple, j’ai le concept d’échange et de coconstruction, j’arrive aux mots emboités, combiner… (ça peut paraitre tordu, oui je sais).

    La recherche de logo

    Place aux gribouillages pour la recherche du logo ! J’en fais beaucoup, énormément. Je dessine, je teste. Je crée des formes. Encore une fois, pas de limite. Mon sol est jonché de feuilles gribouillées, je râle, je doute et je mange beaucoup de chocolat pour me donner de l’inspiration.

    Et là, parmi la trentaine de gribouillis, un truc revient sans cesse, sous plusieurs formes, mais l’idée reste la même. Je suis persuadée que j’ai trouvé, mais je dois quand même développer deux autres pistes. D’une part parce que c’est ce qui est convenu, d’autre part pour ne pas passer à côté d’une bonne idée.

    Identité visuelle outilthèque de la Province de Namur, recherche de logos, croquis

    Je fignole mes trois pistes de recherche, les regroupe dans un document explicatif et les présente en réunion, en prenant soin d’expliquer la démarche. C’est un moment assez stressant, pour moi comme pour le ou la clien·te.

    Est-ce que les pistes vont plaire ? Est-ce que la réponse attendue sera à la hauteur ?

    Après discussion, nous allons travailler la piste qui me parlait le plus ! Yessss!

    Identité visuelle de l'outilthèque de la Province de Namur, recherche de logos

    la création

    les visuels

    Vient ensuite une série d’allers-retours, de tests, de retours en arrière, de bonds en avant pour développer la piste graphique choisie. Cela va permettre d’avancer sur l’ensemble du projet : les pictogrammes, les supports de communication…

    Pour les pictogrammes, je suis partie sur l’utilisation de formes géométriques déclinables reprenant l’idée de flèche (aller vers l’extérieur), de plateau de jeu et de point, de cheminement…

    Ils peuvent être utilisés seuls ou ensemble, sous forme de pattern.

    Les supports de communication

    Les textes sont à retravailler un petit peu. Il y avait une très bonne base, mais le texte devait être un peu plus structuré pour mettre en avant les informations importantes.. Ce travail sur le texte fait souvent partie de la mission des graphistes. Il ne s’agit pas de rédaction (c’est un autre travail) mais d’adaptation.

    identité visuelle outilthèque de la Province de Namur

    la mise au propre et la finalisation

    Une fois les visuels validés, il faut mettre au propre pour que tout soit parfait. Je crée différentes versions (couleur, noir&blanc) et différents formats (print, Web).

    Je rédige un document reprenant :

    • l’explication des choix effectués pour le logo,
    • les différentes utilisations des déclinaisons du logo,
    • les codes couleurs,
    • les polices de caractères,
    • les éléments graphiques,
    • une liste des différents fichiers et de leur utilisation.
    • différentes mises en situation.

    La mission n’est pas finie pour autant ! Je propose un suivi : une réunion pour voir si tout est bien ok, et deux heures de consulting pour analyser ce qui a été mis en place et aider dans la réalisation des supports de communication.

    identité visuelle de l'outilthèque de la Province de namur
    identité visuelle de l'outilthèque de la Province de namur
    identité visuelle de l'outilthèque de la Province de namur
    identité visuelle de l'outilthèque de la Province de namur

    Ce projet a pris plus de temps que prévu. C’est normal, quand je travaille avec une seule personne, ça peut aller vite. Dès qu’il s’agit d’un travail d’équipe, ça prend plus de temps, pour les retours notamment.

    Ils ont été très emballés et j’ai senti que la personne avait envie de “s’amuser” avec les différents visuels. J’attends avec impatience les goodies 🙂

    Pour moi le meilleur retour est de sentir que la personne est fière de l’identité visuelle commandée.

    Bon à savoir

    📌 Un logo sans identité visuelle, c’est comme une… sans
    📌 Gardez toujours vos fichiers vectorisés, même si vous ne les utilisez pas, même si vous ne savez pas les ouvrir (les .ai par exemple). Ils vous seront utiles si vous souhaitez imprimer en très grand.
    📌 Ne faites pas l’impasse sur le brief créatif ! De là découle tout le bon déroulement du projet.

     

     

    Vous souhaitez vous démarquer avec une identité visuelle unique?
    Nous pouvons en discuter, contactez-moi.

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    ou un support de communication.

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