Illustrer des thématiques difficiles

Illustrer des thématiques difficiles

Le graphisme et l’illustration ne servent pas qu’à vendre des produits ou des services. Ils peuvent servir à communiquer sur des thématiques assez difficiles afin de sensibiliser, d’informer, de prévenir.

Depuis de nombreuses années, je travaille sur des projets d’éducation permanente (éducation populaire en France) et de promotion de la santé. J’ai travaillé sur la solitude des personnes âgées, le désir ou le non-désir d’avoir un enfant, les violences gynécologiques et obstétricales (les VGO), l’aide aux personnes âgées, les maladies chroniques chez un public fragilisé, l’exil, la migration…

Et j’espère pouvoir contribuer encore et longtemps à la diffusion de ces thèmes.

Dans cet article je reste dans le domaine de l’illustration, de la représentation imagée.

 

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Ce que nous allons voir aujourd’hui
  • Comment représenter un sujet délicat sans provoquer le rejet ?
  • 3 exemples : violences gynécologiques, addictions et parcours migratoire.

Comment faire pour représenter un sujet délicat sans provoquer le rejet ?

 

➜ Garder une approche positive

Même quand la thématique est négative et dure et sans minimiser les faits, il est possible de la représenter de façon positive ou du moins neutre. Éviter de montrer le côté trop sombre afin que les personnes concernées s’y retrouvent sans avoir un reflet de leur situation qui pourrait empirer leur estime de soi.

➜ Avoir une approche non orientée

Avant de commencer une illustration, je mets de côté tous mes préjugés et essaye de faire le vide dans mon cerveau pour démarrer sur une base neutre. J’utilise beaucoup la technique des cartes mentales. Je note autant ce qui pourrait être dessiné que ce qui doit être évité.

➜ Éviter de heurter, choquer

En publicité, le neuromarketing sert à enclencher l’envie d’achat grâce aux émotions : l’envie, le désir, le plaisir. Certaines campagnes de prévention (alcool, conduite à risque…) utilisent des images chocs pour susciter des émotions vives et fortes (tristesse, peur, stress). La réaction est instantanée et assez impulsive.  La peur peut entrainer un sentiment de rejet, de dégoût ou encore de paralysie.

Plus d’info : Usage de la peur et médias de préventions : quelques repères méthodologiques

➜ Éviter de culpabiliser, stigmatiser

Mettre en lumière une situation problématique n’est pas la pointer du doigt !(OMG, je vais déposer un copyright pour cette phrase ^^). Pas besoin d’en rajouter une couche, la situation est assez difficile comme cela. Tout comme la peur, la culpabilisation risque d’entrainer la paralysie. La personne n’est pas forcément entièrement responsable de sa situation et n’a pas forcément toutes les clés pour changer.

Plus d’info : Pour changer, la peur ou la culpabilité ?

 

 

Exemple 1 : représenter les VGO sur les femmes placées en institution

illustrer une thématique difficile - rapport VGO

Cette illustration a été réalisée pour la couverture du rapport Les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) vécues par les femmes avec une déficience intellectuelle vivant en institution.

Déjà, rien que le titre cumule les situations difficiles. J’ai cogité sur plusieurs idées, en gardant en tête de vouloir représenter :

▶ les femmes avec différentes morphologies;

▶ leur invisibilité et la pression qu’elles subissent;

▶ un visuel et mise en page attractifs et qui facilitent la lecture.

J’ai été marquée dans ce rapport par le manque de concertation et de dialogue entre les personnes concernées et celles qui les entourent, les soignent. Comme si tout était déjà inscrit et surtout comme s’il n’y avait pas besoin de donner d’explications.

✏️ L’illustration et les motifs

▪ Je voulais quelque chose d’assez simple mettant les femmes en avant. J’ai représenté 3 femmes de morphologies et de postures différentes (passive, résignée). Les parties du corps liées à la santé sexuelle sont invisibles, comme si elles n’existaient pas, on voit à travers elles.

▪ La spirale jaune représente la société, l’environnement dans lequel elles évoluent. Les soins passent aléatoirement. Les violences font partie de ce système, elles passent, on n’en parle pas beaucoup.

▪ Les motifs en arrière-plan représentent les différentes thématiques abordées dans l’étude : les soins, le désir de maternité, la contraception, le manque de dialogue, la loi…

🎨 Le choix des couleurs

hors de questions de représenter un univers trash et dark (ni funky non plus, on est bien d’accord). Comment représenter un univers féminin, sans tomber dans les stéréotypes ? J’ai repris les teintes des logos des associations partenaires pour en tirer un rose/violet et j’ai contrebalancé avec du jaune, du vert et de l’orange. Le tout reste donc assez vif sans tomber dans l’excès.

Exemple 2 : représenter les addictions

Illustrer une thématique difficile - les addictions<br />

Cette illustration fait partie de l’outil pédagogique Babbel Boost : photo-expression pour les professionnel·les de santé travaillant avec des personnes atteintes d’une maladie chronique. Cette carte représente la problématique des addictions.

Il y a autant de mode de consommation que de produits. Nous aurions pu choisir une représentation facile de la consommation de drogue : une personne défoncée, seule, pauvre, maigre dans une ruelle sombre par exemple.

La difficulté était de représenter différentes addictions et différents comportements :

▶ addictions au chocolat, à la drogue,  à l’alcool, aux écrans…;

▶ plusieurs formes de consommation : en société, seul·e, de manière festive, légalement, illégalement…

✏️ L’illustration

L’illustration a plusieurs lectures, des personnes aux consommations différentes peuvent s’y retrouver, même celle dont l’addiction concerne “simplement” le sucre. Elle montre aussi que les tentations sont fortes en société. Avec le recul, j’aurais pu représenter une pharmacie également.

🎨 Le choix des couleurs

C’est la nuit qui est représentée, juste parce que c’est impossible de représenter la nuit et le jour en même temps ! Les couleurs font partie de la palette de couleurs utilisée pour les autres illustrations de ce photo-expression.

Exemple 3 : représenter les femmes migrantes et réfugiées

Illulstrer une thématique difficile - réfugiée<br />

Cette illustration a été réalisée pour la journée d’action organisée par le Cire asbl ayant pour thème femmes et migration. Elle a servi pour faire l’affiche et annoncer le programme. J’ai utilisé beaucoup de symboles pour cette représentation pour une approche plus poétique. L’ensemble de l’image représente une femme qui espère tout en lutant.

▶ Le mode de transport et les lieux : la traversée des montagnes, des mers, l’oiseau en forme d’avion.

▶ La culture différente : je me suis concentrée sur des motifs inspirés des motifs africains.

▶ Mais aussi l’universalité avec une forme ronde symbolisant la planète.

▶ Les difficiles conditions climatiques : neige, mauvais temps…

▶ L’espoir qui jaillit des mains, l’humanité et la lutte avec le cœur dans le poing fermé.

Au final, l’illustration est positive tout en représentant les difficultés rencontrées par les migrantes. Elles sont mises à l’honneur plutôt qu’en mode victime.

Bon à savoir

📌 Le sentiment de peur amène une réaction émotionnelle immédiate, mais souvent de rejet.
📌 Même le sujet le plus tragique peut être représenté de façon poétique et imagée.
📌 Suggérer plutôt que de réaliser une image au plus proche de la réalité.

 

 

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Comment créer un flyer efficace

Comment créer un flyer efficace

Voici une check-list de conseils de base pour créer une publication comme un flyer, une affiche ou un pdf afin qu’elle soit la plus efficace possible et qu’elle donne envie aux personnes de s’intéresser à votre projet.

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Ce que nous allons voir aujourd’hui
  • l’alignement du texte ;
  • la hiérarchisation des informations ;
  • l’importance du blanc ;
  • la qualité du visuel ;
  • les bons contrastes ;
  • la méthode A.I.D.A.

L’alignement du texte

  • Alignez le texte à gauche de préférence, au centre pour les titres principaux.
  • Évitez de créer des blocs de texte qui “flottent” sur votre page.
  • Utilisez une grille et des repères pour les marges pour rester bien aligné. Cela va créer des repères visuels.
  • 2 ou 3 polices de caractère, par plus.

La hiérarchisation des informations

  • Référez-vous à la règle des 5W.
  • Gardez en tête l’objectif de votre publication : quelle est l’information principale  que vous voulez transmettre ? À quoi va-t-elle servir ?
  • Quelles sont les informations importantes et qu’est-ce qui doit ressortir le plus ?
  • Jouez avec la taille des polices, mettez des éléments en gras
  • Regroupez vos informations sur vos coordonnées à un seul endroit.
  • Vous pouvez ajouter un QR code pour aller sur votre site ou sur une page d’inscription. C’est très facile à générer en ligne, et c’est gratuit.
  • Évitez le jargon professionnel qui fait fuir.

L’importance du blanc

  • Un design épuré permet une meilleure lisibilité, laissez des espaces blancs ou clairs, sans information afin de laisser respirer votre document.
  • Vous avez beaucoup de texte ? Coupez !
  • Privilégiez les puces avec des phrases simples plutôt qu’une phrase complexe avec des éléments de liaisons.
  • Soyez direct·e dans votre communication, vous gagnerez en compréhension.
  • Pensez à réduire le nombre de couleurs aussi, dans le but d’augmenter l’impact visuel.

La qualité du visuel

  • Une image de bonne résolution. Rappel : pour l’impression, c’est 300dpi.
  • Une image libre de droit ou issue de vos propres images, mais certainement pas une image piquée sur le Web 😊.

Les bons contrastes

  • Le meilleur contraste est de 100%. Exemple : texte noir (100) sur fond blanc (0), mais c’est parfois un peu fort.
  • Vous pouvez nuancer le contraste en descendant à 70%. Exemples : texte en gris foncé (70) sur fond blanc (0), ou texte en couleur (80%) sur fond de couleur (10%)…
  • En dessous, le texte devient moins lisible.
  • Note : le texte blanc sur un fond de couleur peut être assez difficile à lire pour certaines personnes.
  • Pour vérifier, imprimez votre support de communication en noir et blanc. Vous verrez rapidement s’il est suffisamment lisible ou pas.
  • Testez vos couleurs de fond et de texte :

La méthode A.I.D.A

 

C’est une méthode issue du monde de la publicité. Mais elle peut être utilisée pour d’autres buts que vendre.

  • Attention : créez l’attention avec un beau visuel ou un slogan d’accroche.
  • Intérêt : suscitez l’intérêt en faisant en sorte que la personne se reconnaisse et se dise que cela la concerne. Exemple : les problèmes rencontrés ou une situation particulière, une image qui parle.
  • Désir : mettre en avant les bénéfices et l’intérêt de votre produit ou activité pour donner envie d’en savoir plus.
  • Action : encourager l’action : prenez rdv, venez nous voir, visitez notre boutique en ligne…

Bien évidemment, soyez tout en nuances et utilisez cette méthode de façon la plus authentique possible par rapport à votre produit ou votre service.

Bon à savoir

📌 Faites relire votre document par une personne qui ne connait pas votre activité, afin de vérifier que tout est bien compréhensible.
📌 Laissez assez de marge tout autours de votre document.
📌 Si vous voulez imprimer votre document et que vous avez un fond, prévoyez des fonds perdus (voir dans le lexique).

 

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Lexique des graphistes

Lexique des graphistes

Je suis végétarienne. Quand je commence une recette, et que je ne connais pas bien le lexique, que je ne suis pas certaine de bien connaitre les ingrédients, ou que je ne sais pas où me les procurer, ça me décourage.
🤔 Crème sure légère, pâte soba, riz étuvé, algue kombu…
Cela me freine 🫤

Je me dis que ça doit surement être la même chose pour les personnes qui veulent mettre en place leur communication visuelle.
Branding, charte, pictogramme, brandboard, moodboard, vous savez exactement ce que c’est ?

Aller venez, on va rendre limpide tout cela !

Il s’agit d’un début de lexique, je le complèterai au fur et à mesure.

 

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Au programme
  • identité visuelle ;
  • réalisations graphiques ;
  • images ;
  • couleurs ;
  • typographies ;
  • Chaine graphique.

Identité visuelle

Brief créatif : réunion “intense” après la signature du devis qui permet de mettre bien à plat la demande et les différents éléments nécessaires à la réalisation graphique du projet.

Moodboard, planche d’inspiration : tableau reprenant des images, photos, couleurs pour créer une atmosphère et représenter visuellement ce que l’on souhaite avoir comme univers graphique.

Brandboard  : une page qui résume l’ensemble des éléments de l’identité visuelle, sans rentrer dans les détails techniques. Un seul coup d’œil pour garder la ligne graphique.

Icône ou  pictogramme : symbole ou d’image simple servant à créer des repères visuels ou à signaler un message.

Illustration : image plus complexe pour accompagner un texte, créer un univers visuel.

Charte graphique :  document récapitulatif avec tous les éléments de l’identité visuelle ainsi que les détails techniques de leur utilisation.

Réalisations graphiques

Chemin de fer : représentation schématique d’une brochure, d’un dépliant. Permet d’avoir une vue d’ensemble des places des différents éléments.

Fonds perdus : 2 ou 3 mm en plus du format du document qui garanti une marge de sécurité lors de l’impression. Si l’on veut imprimer une image sur toute la page, il faut la faire déborder légèrement, ce qui évite l’apparition d’un liseré blanc en cas de léger décalage lors de la coupe du papier.

Marge de sécurité : marge qui se trouve à l’intérieur du document à ne pas dépasser si l’on ne veut pas que le visuel ou le texte soit coupé. Permet au document de “respirer”.

Gabarit, template, modèle ou layout : agencement enregistré permettant d’avoir une mise en page équilibrée. Il se compose de repères de colonnes, d’une grille d’agencement, de marges du document… Il sert de base pour garder une harmonie entre toutes les pages, ou les différents visuels. L’œil s’accroche à cette grille.

Maquette : prototype permettant de voir l’ensemble du projet.

Images

DPI (dots per inch, points par pouce) : il s’agit de la résolution d’image. Plus il y a de pixels par pouce, meilleure est la résolution. Pour l’impression, il faut un minimum de 300 dpi, pour le Web 72 dpi est la norme. C’est pourquoi une image tirée du Web ne peut pas être utilisée pour l’impression, elle ne serait pas nette.

Résolution : qualité de l’image avec comme mesure le Dpi (résolution print, résolution Web)

Vectoriel : image composée d’objets géométriques individuels qui ne perd pas en qualité selon qu’elle est affichée en grand ou en petit (image vectorielle).

Pixels : différents petits carrés colorés qui, ensemble, composent l’image.

Couleurs

CMJN : code des 4 couleurs primaires (cyan, magenta, jaune et noir) pour l’impression. Selon la méthode d’impression, 4 couches de couleurs sont déposées sur le papier. Les codes définissent le taux d’encre qui forme la couleur finale. Chaque couleur primaire est associée à un nombre.

Quadrichromie : utilisé pour une impression en couleur (CMJN), à préciser lors de la demande de devis à l’imprimerie.

RVB : mode de colorimétrie (Rouge, Vert, Bleu) pour le Web. Chaque couleur est associée à un nombre, ou alors la couleur est définie par un # suivi d’une série de chiffres.

Pantone® : gamme de couleurs universelles. S’applique en une seule couche lors de l’impression. La couleur correspond exactement à ce qu’elle est dans le pantonier. Coute plus cher à l’impression.

typographie

 Graisse : épaisseur d’un caractère, régular, italic, bold, condensed… Plus la police de caractère présente des graisses, plus elle est intéressante pour la mise en page.

Lorem ipsum, ou Bolo bolo ^^ : texte de substitution qui permet de visualiser la position d’un texte selon le nombre de caractères. Le Lorem ipsum est une sorte de faux latin. On peut le générer en ligne. Le bolo bolo est l’autre nom du Lorem ipsum. À la base, il s’agit d’un essai suisse sur l’écologie et le capitalisme (bolo’bolo). Une écriture neutre est créée. Elle est constituée de symboles avec des lignes verticales et des cercles. Ce système d’écriture peut être repris comme texte de substitution.

Police de caractère : famille de caractères typographiques regroupant toutes les déclinaisons (italique, graisses, majuscules…).

chaine graphique

Il s’agit des différentes étapes de l’impression d’un projet, de la demande à l’imprimerie à la livraison du projet chez le la client·e.

Le B.A.T : test d’impression qui permet de contrôler les emplacements des différents textes et visuels, le sens du pliage… Il n’est pas forcément réalisé sur le papier final, il est parfois envoyé sous format pdf.

Blanco : assemblage en blanc (non imprimé) d’un projet avec le papier, les coupes et les pliages définitifs.

La règle des 5 w

La règle des 5 w

La règle des 5 W est toute simple, et facile à appliquer sur vos supports de communication d’événements afin qu’ils soient les plus efficaces possibles et que l’information soit bien comprise.

Il suffit parfois d’une incompréhension ou d’un doute pour dissuader votre public de venir à votre évènement. Avec les 5 W, votre public, votre clientèle aura toutes les informations nécessaires.

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Au programme
  • Les 5 W, qu’est-ce que c’est ?
  • Appliquer les 5 W pour la communication.
  • Tester la compréhension des informations.

Les 5 W, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un concept utilisé en journalisme afin de structurer un article et donner une information complète.

  • W : Who ? Qui ?
  • W : What ? Quoi ?
  • W : Where ? Où ?
  • W : When ? Quand ?
  • W : Why ? Pourquoi ?

En français, c’est QQOQQCCP ! Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Commen t? Combien ? Pourquoi ?

J’adore la langue française, mais la version en anglais est beaucoup plus facilement mémorisable 🙂 et elle suffit largement si on rajoute la question comment.

Ce qui devient WWWWWH. oui, ok, on ne parle plus de 5 W, mais de 5W+H maintenant 🙂

Appliquer les 5 W en communication

Cette règle des 5 W est indispensable à mettre en place sur vos supports de communication d’événement. Soyez le·la plus précis·e possible en vous mettant à la place de votre clientèle. Évitez le jargon ou une tournure humoristique qui pourrait être mal interprétée ou pas du tout comprise.

 

Vous pouvez l’appliquer sur les affiches, flyers, visuels pour les réseaux sociaux… mais aussi dans vos textes de présentation.
Sur les signatures mails, il n’y a pas assez de place.

Qui ?

Qui organise, qui présente, qui sera là ? Si vous avez un nom peu ou pas évocateur, précisez qui vous êtes : troupe de théâtre, sophrologue, magasin d’articles de loisirs…

Quoi ?

Une brocante, un colloque, un concert, une conférence, une animation…? Pour quel public ? Est-ce participatif ?

Où?

Évitez les lieux-dits. Quand je me suis installée à la campagne, je voyais des affiches avec juste le nom du lieu, sous-entendu que tout le monde connaissait où c’était ! Mettez-vous à la place d’une personne qui ne connait pas. Indiquez l’adresse. Selon l’événement, vous pouvez indiquer la commune en plus grand, le nom du lieu, et enfin l’adresse (du plus général au plus précis)

Quand?

Heures, date…Il y a plusieurs façons d’indiquer la date (en toutes lettres, en numéro), c’est un peu en fonction de la place disponible sur le document. N’oubliez pas d’indiquer l’année, même en plus petit sur le bord du document. Si vous mettez votre annonce sur le Web, elle risque d’y rester longtemps. C’est désagréable d’avoir envie d’aller à un évènement et de découvrir qu’il a déjà eu lieu !

Pourquoi?

Celui-ci n’est pas obligatoire, mais il peut être important d’annoncer clairement le but et la raison de l’activité : pour la sortie d’un nouvel album, pour récolter des fonds, pour présenter une nouvelle collection, un nouvel outil pédagogique… On peut également retrouver le détail de l’activité.

Comment ?

Indiquez les modalités pratiques. Une réservation est-elle nécessaire ? Qui contacter ? Est-ce gratuit ou payant ? Indiquez également des petits détails qui pourraient faire sauter les réticences : parking facile, accès PMR, possibilité de manger végé…

 

 

La règle des 5W appliquée
La règle des 5W appliquée

Testez la compréhension des informations

Les informations indispensables ressortent-elles bien? La lecture est-elle facile? Si vous retrouvez 2 fois une information : simplifier.

Testez votre support : montrez-le à des personnes qui découvrent votre activité, demandez-à votre testeur ou testeuse de le lire attentivement, ensuite reprenez le support et demandez ce qu’il·elle a retenu

Si vous avez beaucoup d’informations, essayez de simplifier également en regroupant et en utilisant la même tournure de phrase pour les présenter. Utilisez les listes et les énumérations plutôt que des phrases complètes.

 

Bon à savoir

📌 Il n’y a pas un ordre précis à respecter. Les 3 informations principales “quoi, quand et où” doivent être facilement repérables sur le document.
📌 Supprimez le superflu et allez à l’essentiel. Vous aurez l’occasion d’en parler dans les posts sur vos réseaux sociaux ou votre lettre d’info.
📌 Collez un post-it sur votre bureau pour ne pas oublier 🙂
📌 Mettez-vous à la place d’une personne qui ne vous connait pas du tout.

 

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Faire imprimer ses supports de communication

Faire imprimer ses supports de communication

Faire imprimer ses supports de communication, ce n’est pas seulement demander un devis, choisir le prix le moins élevé et envoyer ses fichiers.

Imprimer un support

Vos documents sont prêts. Vous ne savez pas à qui vous adresser. Vous tapez dans votre moteur de recherche “imprimeur + nom de votre région”. Et puis vous envoyez vos devis.

➔ Vous n’avez jamais de réponse.
➔ Vous avez une réponse, mais vous ne comprenez rien à ce qui est écrit.
➔ Vous avez plusieurs réponses avec des différences de 500€.
➔ Vous téléphonez et tombez sur un mec bourru, le son de sa voix est recouvert par les bruits des machines. Vous ne captez rien.

Avouez, ça vous est déjà arrivé non ? Et voilà comment toute une profession récolte une mauvaise réputation.

Hors, il existe des imprimeries à l’écoute, qui vous accompagnent, qui vous conseillent et qui sont là pour vous aider ! C’est pas beau ça?

Voici quelques pistes pour mieux communiquer avec les personnes travaillant pour l’impression. J’ai eu envie d’écrire cet article suite à un webinaire donné par Cloitre imprimeur qui prône un travail collaboratif entre vous, le ou la graphiste et l’imprimerie. Et je trouve cela génial ! Je vous conseille vivement d’aller voir sur leur site.

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Ce que nous allons voir aujourd’hui :
  • Les 2 techniques principales d’impression
  • Comprendre la chaine graphique
  • Le devis : quand faut-il le faire ?
  • Questions utiles à se poser

Faire imprimer : 2 techniques principales

L’impression Offset

L’offset feuille : des grandes feuilles (8 formats A4 par feuille) qui rentrent une à une dans la machine, mais ça va très vite !
L’offset rotative : le papier est sous forme de bobine, qui se déroule au fur et à mesure

Pour l’impression offset, l’image est décomposée en 4 couches de couleurs : CMJN (cyan, majenta, jaune et noir).

Pour imprimer en offset, il faut créer des plaques (4 couleurs = 4 plaques). L’encre se dépose sur la plaque, ensuite sur la feuille. Il faut déterminer la quantité d’encre et faire des tests.

Il faut “caler” la machine. Cela prend du temps et un grand nombre de feuilles part en test pour l’impression. C’est en partie pour cela que l’offset coute plus cher que l’impression numérique.

L’impression offset est utilisée pour les très grands tirages.

L’impression numérique

Aussi nommée toner ou HP indigo. Convient mieux pour les petits tirages (500 exemplaires). Il n’y a pas de plaque ni calage, c’est donc moins cher. La première feuille qui sort est la bonne impression. L’inconvénient est que l’encre reste en surface, elle ne s’imbibe pas dans le papier. En cas de pliures, cela peut laisser des traces. L’impression peut s’abimer sur les couvertures. Je l’ai malheureusement vu pour certaines impressions : affiches pliées, couverture de carnet qui s’abiment avec les frottements.

Il existe également toute une série d’impressions plus particulières : sublimation, flexographie, sérigraphie…

Comprendre la chaine graphique

➔ Envoie du fichier par le·la graphiste, ou par vous.
➔ Pour l’offset, passage en prépresse pour un essai (pas pour le numérique). Réalisation d’un bon à tirer : BAT aussi nommé bon à signer, ozalyd. Possibilité de faire une maquette en blanc (un blanco) pour les formats particuliers.
➔ Uniquement pour l’offset : réalisation de la plaque
➔ Impression
➔ Finitions : vernis, lamination…
➔ Façonnage : pliage, reliures…
➔ Conditionnement
➔ Expédition, livraison

Je donne souvent sur mes devis l’option “suivi de l’impression”. Ce sont toutes ces étapes qui sont demandées, suivies. Le bon à tirer est vérifié, mais la validation finale reste sous votre responsabilité.

Le devis : quand faut-il le faire ?

L’impression et la réalisation graphique sont liées, le mieux est donc d’avoir un contact avec l’imprimeur·euse avant de commencer la phase graphique. Dans un premier temps, c’est intéressant de faire un brainstorming avec le·la graphiste, afin de se pencher sur tous les éléments.

⭐ Dans un deuxième temps, on affine en voyant ce qu’il est possible d’avoir selon le budget et l’utilisation. Il n’est pas rare de devoir adapter le devis d’impression. Demandez toujours plusieurs devis à plusieurs endroits. Mais attention, prenez en compte le prix mais aussi le service clientèle.

⭐ Un autre conseil : toutes les imprimeries n’impriment pas tout ! Si vous avez un support particulièrement grand par exemple, vérifiez si elles ont les bonnes machines pour l’imprimer.

Il est possible de demander un devis “inversé”, c’est-à-dire, demander ce qu’il est possible de faire en fonction de votre budget défini.

Attention, comme partout, les prix du papier et de l’impression ont fortement augmenté. Une bonne raison de plus de n’imprimer que ce qui est nécessaire et de façon responsable.

Pensez à l’impression au tout début du projet. La forme finale pourra être adaptée ou modifiée si besoin.

Enlever 5 mm dans un format spécial peut complètement changer le nombre de feuilles de papier nécessaire. Choisir un grammage légèrement inférieur peut réduire considérablement vos frais d’envoi.

Questions utiles

📌 Comment sera utilisé/diffusé votre projet ?
📌 Quelle est votre enveloppe budgétaire ?
📌 Quelles sont les possibilités techniques ?  > demandez à l’imprimerie, le·la graphiste
📌 Quelle imprimerie pourrait répondre à votre besoin ? A quel prix ?
📌 Avez-vous besoin d’un suivi imprimeur ? Le la graphiste peut s’en charger (à signaler pour le devis graphisme).

Un projet ?

Contactez-moi pour me parler de votre projet et voyons ensemble comment nous pouvons y travailler.

Un premier rdv est sans engagement!

créer son identité visuelle de base

créer son identité visuelle de base

Qu’est-ce qu’une identité visuelle ?

Une identité visuelle est l’ensemble des visuels, des signes graphiques qui vont représenter votre activité. L’identité visuelle va permettre de vous démarquer, de vous faire reconnaitre facilement et de donner un premier avis (même inconscient à vous futur·es interlocuteurs·trices).

Il ne s’agit pas uniquement d’un logo. Un logo seul ne vous aidera pas à vous démarquer dans votre communication.

L’identité visuelle contient :

  • le logo ;
  • les polices d’écriture ;
  • les couleurs ;
  • les mises en pages ;
  • différents visuels (illustration, photos, pictogrammes…) ;

En avez-vous besoin ? Maintenant ?

C’est la question de l’œuf ou de la poule 😉

Vous démarrez votre activité, seul·e ou à plusieurs, vous n’avez pour l’instant peu ou pas de client et donc peu de rentrées d’argent. Vous avez envie de faire sensation et que l’on vous reconnaisse tout de suite. Vous avez envie d’un logo qui claque, d’une carte de visite originale, d’un site époustouflant. Et c’est bien normal.

Oui mais… quand on commence, d’une part, c’est difficile de sortir des sous pour le graphisme, et d’autre part, l’activité peut encore évoluer.

Imaginez, vous créez un super service de livraison de produits locaux pour chats et qu’en fait, la demande est là, mais pour les cochons d’inde ! Or, vous avez mis des chats partout dans vos visuels…

Bon ok, j’exagère, mais vous voyez l’idée.

Mais comment faire alors, pour avoir quand même une mini identité visuelle qui ne parte pas dans tous les sens ?

Pour vous aider, voici quelques pistes pour créer un début d’identité visuelle propre et surtout SIMPLE. Rien n’est gravé dans le marbre, vous allez pouvoir adapter, peaufiner…

Identité visuelle de base : l’avant logo.

C’est le premier élément visuel auquel on pense.

Pour trouver une idée : tempête d’idées !! Mettez tout à plat grâce aux cartes mentales. Ne vous limitez pas, écrivez tout ce qui vous passe par la tête, écrivez, les concepts, les idées et aussi des représentations visuelles concrètes..

Un logo avec un symbole

Une fois l’idée trouvée, essayez de la simplifier au maximum. Il vaut mieux un petit signe graphique bien fait qu’un truc compliqué, bancal et avec trop de détails. Vous pouvez utiliser Canva ou un logiciel de graphisme si vous êtes à l’aise.

Petite apparté sur Canva : Canva, c’est magique, c’est génial, c’est intuitif. Je ne crache pas dessus, je l’utilise aussi. Canva permet de faire de beaux documents. Mais c’est aussi hyper uniformisé. Le risque en choisissant un logo tout fait sur Canva par exemple, c’est que vous n’avez pas l’exclusivité.

Est-ce que vos activités sont uniquement dans votre ville où vont rayonner sur un vaste territoire ? Dans le deuxième cas, le travail sur l’identité visuelle peut être plus important afin de trouver un graphisme qui sorte du lot.

Le nom dans le logo

Cherchez une typographie qui correspondra au mieux à votre activité, pour cela, il y a des normes. C’est pénible les normes, mais ça a fait ses preuves, et c’est efficace ! Évitez de choisir des typographies utilisées par des grandes marques, ou des trucs douteux et louches, le lien se fera automatiquement dans l’esprit des personnes.

Faites lire votre logo par votre entourage, par des personnes qui ne connaissent pas votre nom de marque. Est-ce qu’on lit bien ce qui est écrit ou faut-il le déchiffrer ?

 

exemples de logos proposés par Canva

Exemples de logos proposés par Canva

La police d’écriture

Choisissiez d’autres typographies pour vos documents (pdf de présentation, cartes de visite…).
Vous utiliserez les mêmes partout. PARTOUT ! Simples, lisibles et qui se démarquent de celle que vous avez choisie pour écrire le nom de votre activité. Pensez à ce qu’elles puissent être lues par tous les publics. Faites des essais, regardez bien toutes les lettres, s’il y a des accents… Vérifiez les droits d’utilisation aussi ! Ce n’est pas parce que tout le monde l’utilise que c’est ok. Soyez dans les clous et la légalité.

Vous pouvez en choisir 2 : une pour les titres, un autre pour le texte.

polices proposées par dafont

Polices proposées par Dafont, typographies qui pourraient être utilisées pour le logo, mais pas pour les documents.

Les couleurs

Choisissez 3 couleurs maximums (qui pourront être déclinées par la suite). inspirez-vous

Creer une palette de couleur

Vous pouvez regrouper des photos qui correspondent à votre produit, à votre activité, qui reflète les ambiances que vous voulez faire ressortir. Une gamme chromatique va surement en sortir.

C’est quoi le code couleur ? C’est un code qui définit une couleur ! Mais encore ? Une couleur peut être en CMJN (Cyan, Noir, Jaune et Magenta) pour une utilisation pour l’impression, en RVB (Rouge, Vert, Bleu) pour une utilisation le Web, ou un nombre précédé d’un # pour le Web également (site, Canva…)

les codes couleurs

Regroupez les informations

Créer un dossier “identité visuelle” dans lequel vous aurez :

  • Un mémo fait sur n’importe quel programme (Word, Excel…) reprenant les diverses informations (typographie, codes des couleurs*… ). Ce sera votre garde-fou.
  • Un sous dossier avec toutes les images d’inspiration.
  • Un sous dossier avec les images à utiliser.

Cerise sur le gâteau, lorsque vous travaillerez avec un·e graphiste, vous aurez un bon dossier à lui présenter, ce qui facilitera la communication et clarifiera votre demande.

Vous pouvez aussi faire un sous-dossier avec des images et visuels qui pourraient être liées à votre activité, mais que vous souhaitez éviter. Par exemple, vous êtes décoratrice, mais vous ne voulez pas que les personnes associent votre activité au minimalisme.

Pour conclure…

Et voilà ! Vous avez une identité visuelle simple et provisoire, mais qui vous permettra de réaliser des documents qui tiennent la route visuellement, qui sont en lien. Bref, quelque chose de propre. Pour passer à l’étape supérieure, c’est-à-dire faire un travail de fond sur votre image, travaillez avec un·e professionnel·le quand vous serez prêt·e !

… ou pour continuer

Même avec ces conseils, vous n’arrivez pas à dégager des visuels utilisables ? Cela arrive quand on a la tête dans le guidon et on a tous et toutes la tête dans le guidon quand on démarre ! Vous avez besoin de recul, parfois une simple discussion suffit pour débloquer la situation. Vous pouvez me contacter pour un appel découverte pour me parler de votre projet et pourquoi pas, aller plus loin ensemble par la suite !

 

 

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